Astuces de jeu

Jouer au Fanorona contre l'ordinateur : par où commencer

19 octobre 2026 • par Équipe MyLalao

Le Fanorona est un jeu à deux. Mais dans la vraie vie, on n'a pas toujours un adversaire sous la main — et surtout, on n'a pas très envie de se faire écraser vingt fois devant témoin le temps d'apprendre. C'est exactement à cela que sert l'ordinateur : il ne se lasse jamais, il ne se moque pas, et il rejoue autant de fois que tu veux. Voilà ce qui t'attend quand tu lances une partie en solo dans MyLalao — l'application Android gratuite, hors-ligne et sans publicité — et comment t'en servir pour progresser vraiment.

Ce que tu trouves sur l'écran

En haut à gauche, une ligne annonce le score en pions : Fanorona — ○ 22 ● 22. Juste en dessous, un bandeau te dit à qui est le tour et, le cas échéant, qu'une capture est obligatoire. C'est ton tableau de bord : ces deux nombres racontent la partie mieux qu'un long discours.

Sous le cadre, deux rangées de boutons :

  • Recommencer — relance une partie neuve immédiatement, sans confirmation ni pénalité. Sers-t'en sans scrupule.
  • Mode : vs IA — un appui bascule sur Mode : 2 joueurs, et inversement. Le changement relance une partie.
  • Décor, Plateau, Pions — l'apparence, modifiable en pleine partie et retenue pour la fois suivante.

Pour jouer un coup, tu touches un de tes pions : il s'entoure d'or, et les destinations possibles s'allument en vert. Tu touches celle que tu veux. Pendant le tour de la machine, rien ne s'allume et le bandeau affiche « Ordinateur réfléchit… » — c'est normal, c'est sa main.

Tu joues les Fotsy, l'ordinateur les Mainty

En solo, tu es toujours du côté des blancs (Fotsy, ○) et la machine joue les noirs (Mainty, ●). C'est donc toi qui commences. Ce détail compte plus qu'il n'y paraît : au Fanorona, une prise existe dès le premier coup, et savoir quoi en faire oriente toute la partie. Nous en avons fait un article entier : bien commencer, les premiers coups qui comptent.

Quand un même déplacement rend les deux prises possibles, un panneau « Choisis ta prise » s'ouvre et t'annonce le butin de chaque option — « Percussion (avant) — 3 pion(s) », « Aspiration (arrière) — 1 pion(s) » — avec un bouton Annuler si tu t'étais trompé de pion. Et non, le plus gros chiffre n'est pas toujours le bon choix.

Comment l'ordinateur réfléchit

Aucun mystère, et aucune triche : l'IA ne voit rien d'autre que ce que tu vois. Elle fait une seule chose, très vite — elle joue dans sa tête. Elle énumère ses coups légaux, puis toutes tes réponses possibles, puis ses réponses aux tiennes, sur quelques coups d'affilée, et elle garde la branche qui lui laisse la meilleure position.

« Meilleure position », pour elle, c'est deux choses, dans cet ordre : l'écart de pions, qui pèse très lourd, et sa mobilité — le nombre de coups dont elle disposera —, qui ne compte qu'un tout petit peu. À égalité, elle préfère la victoire la plus rapide. Elle examine ses plus grosses captures en premier, ce qui accélère son calcul, mais elle ne prend pas mécaniquement la plus grosse : si la ramasser lui coûte la partie deux coups plus loin, elle passera à côté.

Un détail qui rend le duel agréable : elle décide un pas à la fois, avec une courte pause entre chaque, pour que tu puisses suivre ses chaînes de captures du regard. Et comme toi, elle a le droit d'arrêter sa chaîne quand continuer l'arrangerait moins. Tu la verras parfois s'arrêter alors qu'il restait un pion à ramasser : ce n'est pas un raté, c'est un choix de position.

Et le niveau ?

Le moteur du Fanorona connaît trois profondeurs d'anticipation : deux, quatre ou six demi-coups. Sur l'écran Fanorona de la version actuelle, l'IA joue au réglage intermédiaire, quatre demi-coups, et le bandeau ne propose pas de bouton pour en changer. À titre de comparaison, c'est le Katro qui porte aujourd'hui un sélecteur « Niveau : Facile / Moyen / Difficile » directement à l'écran.

Quatre demi-coups, concrètement : elle voit ton coup, sa réponse, ton coup suivant et sa réponse. C'est amplement suffisant pour punir toutes les fautes de calcul immédiates — et c'est là que ça devient intéressant, parce que c'est aussi une limite. Un piège dont le bénéfice n'arrive qu'au cinquième ou sixième coup, elle ne le voit pas venir.

Cinq façons de progresser contre la machine

  1. Ne compte pas seulement ce que tu prends. Avant chaque capture, regarde ce que ta position devient après. L'IA, elle, fait exactement ce calcul.
  2. Sers-toi de « Recommencer » comme d'une gomme. Rejoue dix fois le même début en changeant un seul coup, et observe ce qui change. C'est la façon la plus rapide d'apprendre une ouverture.
  3. Attaque sa mobilité. Puisqu'elle valorise le nombre de coups disponibles, une position qui l'enferme la gêne réellement.
  4. Tends des pièges longs. Un sacrifice qui ne rapporte qu'au bout de cinq ou six coups passe souvent sous son horizon de calcul.
  5. Passe en « Mode : 2 joueurs » pour t'entraîner seul. Jouer les deux camps toi-même est le meilleur exercice qui existe : tu es obligé de chercher le meilleur coup pour l'adversaire.

Ce que la machine ne remplace pas

L'ordinateur est un partenaire d'entraînement idéal et un très mauvais compagnon de veillée. Il ne commente pas ton coup, il ne rit pas, il ne raconte pas comment son grand-père jouait. Le Fanorona, dans la vie, c'est deux personnes penchées sur une planche et trois autres qui donnent leur avis sans qu'on le leur demande. Quand tu auras pris de l'assurance, bascule en Mode : 2 joueurs et fais passer le téléphone : c'est là que le jeu retrouve sa vraie taille.

Pour réviser avant de te lancer, les règles complètes du Fanorona reprennent tout depuis le plateau, et gagner une fin de partie difficile t'évitera de laisser filer les parties que tu menais. Ensuite, ouvre Fanorona et lance-toi : l'IA t'attend, et elle a tout son temps. Tsara be !

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